Salar de Uyuni.
La saline de Uyuni ou Thunupa, avec sa superficie de 10582km carré, est le plus grand désert de sel au monde. Plateau posé a 3656m d’altitude, Il est composé approximativement de 11 couches de sel, avec des épaisseurs qui varient entre deux et dix mètres. La croûte qui se trouve en superficie a une épaisseur approximative d’un dizaine de mètres. La profondeur totale de la saline, de 120 mètres, est composée de couches salines superposées et de boue lacustre. Ce saumure se compose de lithium, de bore, de potassium, de magnésium, de carbonates et de sulfate de sodium. On estime que le « salar » contient 10 milliards de tonnes de sel dont on extrait annuellement 25 milles tonnes par an.
Le « salar de Uyuni » est un des grands classiques des cyclistes mais aussi de la plupart des touristes qui passent par la Bolivie.
Un endroit magique où le ciel rejoint la terre surtout après la période des pluies de janvier à février lorsque la saline se remplie d’eau faisant un effet miroir hallucinant. La profondeur de l’eau peut aller jusqu’à plus de 30cm ce qui complique énormément le trajet des cyclistes. Pour nos amis à deux roues non motorisé il est donc plutôt recommandé de traverser le salar en avril ou début mai. De nombreuses partie du salar restent encore immergées permettant de profiter de se spectacle et cette sensation étrange de toucher le ciel.
Avant de pénétrer dans ce désert de sel il est de mise de passer une nuit dans un hôtel de sel. Sculptures en sel , décoration typique et chambre les pieds dans le gros sel, à faire une fois avant de se lancer dans l’aventure de la traversée de ce désert blanc.
L’entrée du salar est encore bien immergée alors on contourne la zone en direction des sculptures des fameuses sculptures de sel et de son labyrinthe.
Un pause obligatoire pour se promener au milieu de la main de dieu, de la chola, lamas et autres sculptures salines dont les bases ont été érodés par les pluies récentes de janvier et février.
Pour a suite du parcours il faut sortir la boussole et tirer un bord vers le nord ouest en direction du volcan Tunupa, quelques centimètres de haut au départ puis à mesure que l’on s’en approche on prend la mesure des 5321m d’altitude de la bête. Le sommet s'élève d'environ 1 800 mètres par rapport au plateau environnant. Le Tunupa a été actif du Miocène jusqu'au Pléistocène, avant que des glaciers ne se forment à son sommet.
Le cratère servant de repère, le petit village de Coqueza se trouvant à la base de celui-ci, il sera le point de départ pour marcher en direction du cratère.
En attendant il faut traverser cette immensité blanche où il est quasi impossible d’apprécier et estimer les distances.
Parfois au loin passe un véhicule de la taille d’une mini voiture, jouet pour enfant, à quelle distance ? Des kilomètres, impossible de savoir précisément, les points de références se font rare dans une immensité vêtue d’un manteau blanc salin qui parfois rappelle la neige.
On a derivé vers le bord est du désert car cette partie est encore submergé, une sensation incroyable de pédaler au milieu du ciel, seuls quelques blocs de sel faisant surface rappelle que nous sommes de fait dans un désert de sel.
Bon il faut dire aussi que nos vélo nous le disent , l’eau salée se cristallisent rapidement et les montures se retrouvent couvertes de cristaux de sel d’une blancheur extrême.
Deux bonnes heures à pédaler entre ciel et terre mais il faut tout de même redresser la barre et tirer le bord en direction du cratère et de Coqueza. À peine sortie de la zone encore inondée que commence le calvaire.
Cette zone du salar très peu transité, est particulièrement tape cul.
Ça rebondit sans cesse, comme sur des chemins de tôle ondulée, on reste en quête d’une trace de véhicule motorisé qui aurait compressé un temps soit peu la surface pour que ça tape un peu moins. Pour moi ça passe , l’avantage d’avoir du 3 ‘’ de largeur de roue , par contre pour Silvina c’est une autre paire de manche, comme d’habitude ça n’avance pas et ça se plains du terrain! Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas envoyer du lourd en cadence.
Quand arrive une petite portion un peu plus plate c’est du bonheur en barre de sel, malheureusement c’est rare.
Au bout de 50km le salar a eu raison de notre motivation, il est 16h, il reste 2h de lumière, il est temps de poser la tente. Une mission pour planter les sardines dans la première couche de sel, heureusement aujourd’hui le vent nous donne du répit et nous laisse tranquille. La tente et le couchage installés il est temps de sortir le matos de cuisine
Avant le coucher du soleil, le dîner basique, composé d’une soupe avec des pâtes nous remplit l’estomac et fournit les sucres lents pour la prochaine journée à pédaler.
Le delta de température dans le désert est énorme, il est nécessaire de bien s’habiller et de pratiquer la techniques des trois couches afin de supporter la chute des température qu’amène le manteau obscure de la nuit. On résiste un tant soit peu afin de profiter un peu de la nuit étoilée, bien que ce soit pleine lune. En tout cas aucune pollution lumineuse. À l’horizon, les constellations brillent de mille feux jusqu’à ce que la reine de la nuit surgissent à l’horizon, ronde et brillante, illuminant le panorama du désert. Dans un environnement blanc, ça me rappelle mes virées nocturnes au milieu des versants enneigés des montagnes alpines, pas besoin de lampe frontale ce soir.
Le droit s’est installé il est temps de plonger sous les toiles de tentes et de se reposer, l’étape de demain sera une nouvelle aventure.