Aujourd’hui journée d’ascension pour arriver au col de Abra Blanca (4080m). Au dessus de 3500m d’altitude les cactus disparaissent du panorama. Toute la journée on monte en pente douce. Avant d’attaquer la dernière partie, recharge des bidons dans un ruisseau qui arrive d’une autre vallée sans vraiment savoir si c’est potable. Dans ce cas j’en bois une toute petite quantité, puis je vins comment réagit mon corps. Aucun problème au goût, pas de douleur de bide, tout va bien, on sera tranquille pour la nuit, assez d’eau pour cuisiner se laver en mode gant de toilette et s’hydrater. Petite crevaison en route, le liquide ne faisant pas effet immédiatement en raison du changement de pression je largue Silvina pour atteindre le col le plus rapidement possible. La dernière portion plus raide serpente dans la montagne, on a l’impression de n’en voir jamais la fin. Quelques sommets enneigés perchés à plus de 6000m apparaissent au long du parcours dont le Cerro Acay qui va nous accomapagner encore un moment. Trois quart d’heure avant Silvina au col, j’ai le temps de checker la zone et de prendre quelques photos. Le vent souffle fort il faut de suite bien d’habiller , coupe vent , gants et bonnet sont de mises. Elle arrive exténuer avec une belle migraine, hors de question de camper ici, le spot est trop exposé et avec un mal de crâne il est impératif de descendre rapidement. La zone est composée de roches de type ardoise mais de couleur rouge, intéressant. Après la photo souvenir nous dévalons la pente en direction de Muñano, une ancienne station de train abandonnée où on devrait trouver des ruines nous permettant de camper à l’abri du vent. Le Acay trône majestueusement derrière nous dans l’axe de la route. Arrivée à Muñano peu avant l’heure dorée, on a le temps de s’installer tranquillement de se lave les ponts clés bien à l’abri. D’autres voyageurs ont laissé un feu prêt à être allumé avec un peu de nos en réserve. J’en ramasse tout de même un peu plus. Au travers de l’encastrement de la fenêtre les derniers rayons de l’astre solaire illumine le sommet du Acay, tons chaleureux et dorés avec que ne disparaissent la principale source de chaleur. C’est le moment de mettre le feu au poudre, bref de faire craquer une étincelle et profiter de la chaleur des flammes. Protégés du vent, à côté du feu, il fait bon. Je cuisine néanmoins à l’alcool, histoire suite ce soit plus facile à nettoyer et surtout que cela consomme moins de H20 si important à notre survie.

pas une lumière aux environs, la Voie lactée brille de mille feux, d’autant plus qu’on campe à plus 3900m d’altitude, c’est show de bola comme disent les brésiliens.

la nuit sera fraîche surtout pour Silvina.