Ce matin la toile de tente est congelée, la nuit a être fraîche alors des les premiers rayons du soleil on s’active pour se réchauffer. La matinée commence tranquille il fait laisser le temps aux toiles de sécher sous les rayons du soleil. Les dix premiers kilomètres traversent les prairies sur les routes de terre puis de pavés types route romaine tape cul avec une inclination terrible. Après le petit village de Rodéo on retrouve l’asphalte de la route 5 mais aussi les nombreux blocages qui entravent la voie. Heureusement ils nous laissent passer tranquillement avec nos montures sans moteur. Pour nous c’est une tranquillité sans égale, aucun véhicule motorisé sur la route, un silence, du pur bonheur…
il reste encore une dizaine de kilomètres d’ascension avant le passage du col à 3798m d’altitude. J’arrive au col environ trois quart d’heure avant Silvina, j’en profite pour questionner la “chola” qui martèle des feuilles de coca dans un sachet pour bien les mélanger avec la poudre d’arômes artificielles. Un peu de causette avec les chauffeurs routiers qui sont bloqués par le barrage des manifestants. Ça souffle fort il faut enfiler le coupe vent, les gants et le bonnet avant de commencer à dévaler la montagne. La suite du programme c’est environ 50km avec plus de 2000m de dénivelé négatif, de belles tranches de pilotage en perspective mais aussi quelques belles montées. Première aprem depuis longtemps à dévaler autant de dénivelé, ça fait du bien. Après avoir descendu de quelques centaines de mètres en altitude, le vent s’est calmé, on en profite pour faire la pause déjeuner avec vue sur les nuages qui engloutissent les versants verdoyants des montagnes. Passage par le chemin du libérateur, de Bella forets de pins, de l’autre côté du col la végétation est plus verte, c’est de bonne augure. Arrivée en fin d’après midi à Mizque, petit hôtel tranquille non loin de la place de cette petite ville et direction le marché pour y trouver quelque chose à manger. En Bolivie je ne prends même pas la peine de cuisiner lorsqu’on arrive dans une ville des « mamitas » sont dans la rue avec leurs marmites pleines et proposent différents type de menus pour l’équivalent de 1USD ou moins. C’est de la nourriture fraîche, du jour, de nombreuses personnes y mangent alors on ne se gêne pas non plus. En dessert un jus de fruit frais fraise mûre et un de chirimoya. Retour à l’hôtel, 6USD la nuit pour une chambre double basique mais propre, que demande le peuple !