Le ruisseau au fond du fossé non loin de la tente l'a laissé bien humide. la première<e opération du jour est donc de sécher les toiles puis de les accrocher au soleil afin qu'elles sèchent le plus vite possible. Ensuite, direction la station essence de l'autre côté de la route pour prendre un petit déjeuner, avoine accompagné de fruits puis deux bons cafés bien fort avec des chipas.

Une recharge de batterie plus tard il est déjà presque midi lorsque nous mordons le bitume de la route 12, puis de la route 101 qui va nous permettre de traverser le parc national Iguazú. Un soleil brulant et splendide éclaire la forêt luxuriante et le sol rouge ferrugineux tropical, darde notre peau moite et brillante. Non loin de l'aéroport c'est le moment de bifurquer sur la route de terre. Devant nous trente trois kilomètres de parc national, en espérant pouvoir observer quelques animaux sauvages . Après le premier kilomètre, un observatoire d'oiseaux où aucun volatile ne se montre nous sert de pause pour le déjeuner. Il faut dire que 13 heures ce n'est pas vraiment le moment idéal pour observer la vie sauvage. Les terres humides de cette zone de parc abritent des plantes et des animaux qui dans de nombreux cas ne se rencontrent pas dans d'autres partis de la jungle. Les chercheurs continuent à trouver de nouvelles plantes dans cette zone du parc. La route traversant fréquemment des ruisseaux ou des rivières, c'est le moment de guetter pour espérer voir de la faune native.

Quelques kilomètre plus loin je surprends un grison (galictis cuja) au bord de la route, qui rapidement s'enfuient dans la végétation en me voyant m'approcher sur ma monture. Dès qu'on pose un pied au sol, des centaines de papillons virevoltent dans le vent et viennent recueillir sur notre peau les sels minéraux tant difficiles à trouver dans la jungle.

Parfois on observe un amoncellement de papillons volant frénétiquement: pour certaines espèces ce sont des combats territoriaux entre les mâles ou évidemment la lutte pour les femelles qui sont beaucoup moins nombreuses. Le parc Iguazú comporte plus de 700 espèces de papillons colorés qui jouent un rôle fondamental de pollinisation dans la forêt.

À mesure que nous avançons dans la forêt, les zones ombragées sont plus nombreuses et la fraicheur s'installe avec la fin de journée qui se rapproche. Des cochons sauvages gruinent et cuinent dans les broussailles aux abords de la route, mais il m’est impossible de les observer, lorsqu'ils perçoivent ma présence ils détalent au plus vite.

La fin d’aprem approche, nous sommes toujours à l’ombre de la forêt, il fait désormais bien frais, on aimerait camper à l’un des deniers miradors mais il est interdit de camper de le parc, il faut dire qu’il y a environ 90 jaguars dans le parc, que ces gros félins aiment chasser la nuit et autant dire que chasser un homme ne leur fait pas peur.

Certains type de palmier, ainsi que la palo rosa alimentent les animaux en fruit surtout durant l’hiver caqua d la nourriture se fait plus rare. Finalement nous arrivons à la sortie du parc, le gardien qui respire la mauvaise humeur me demande si je n’ai pas emmené des plantes ou des animaux avec moi. À vélo ??? Ça fait marrer ses collègues. On poursuit, Silvina est déjà cuite, il nous reste maximum une heure de soleil, il est temps de trouver un abri pour la nuit. Quelques kilomètres plus loin dans le petit bled de Cabouré le couvert de la chapelle juste à côté du poste de police sera notre refuge pour la nuit. Il y’a des tables , des bancs, de l’eau, des petites parois qui coupe le vent. La nuit enveloppe l’atmosphère de son manteau obscure et installe une ambiance glaciale à ne pas laisser un chat dehors. On ne traîne pas dans ces conditions, un bon souper chaud puis on s’enfouit sous les toiles de tentes et dans nos sacs de couchage.