Les gelées matinales témoignent de la froideur de la nuit que nous venons d’endurer, heureusement le soleil pointe déjà le bout de ses rayons. Aujourd’hui, direction Andresito une petite ville à une quinzaine de kilomètres, une étape plutôt courte, du coup y a pas le feu au lac pour lever le camp. Pendant que Silvina continue sa nuit je teste un petit drone pas cher que j’ai acheté à Ciudad del Este. Pas concluant pour sous, impossible d’en tirer une image et pas facile à faire voler d’autant plus que la notice est en chinois. Mais bon, hors de question de dépenser mille euros pour un premier drone qui risque de finir dans un arbre, sur un toit ou fracasser contre un mur.
La route asphaltée et vallonnée est très fleuri. On décide de s’arrêter à la station ypf quelques kilomètres avant la ville pour y prendre une douche bien chaude, choper internet et analyser le route pour la suite et charger tout ce qu’on peut du matériel électronique.
Arrivée à Andresito en milieu d’après-midi et direction le complexe sportif pour demander permission de poser la tente pour quelques jours on y prépare la fête de l’agriculture pour la fin du mois, des ouvrières s’attellent à la construction de postes de ventes. Apparemment le complexe est divisé en plusieurs zones, on nous autorise à poser la tente sous un petit couvert prêt de l’arène couverte où sans doute de nombreuses activités auront lieux le soir venu. Pas très convaincu , je suis plus attiré vers le gymnase ou un autre couvert adjacent avec table et cheminée paraît beaucoup plus intéressant pour se poser d’autant que c’est un peu plus à l’écart. Décision est prise d’attendre la nuit pour aller s’y poser, en attendant direction la place principale du village pour déguster une bonne crème glacée artisanale. Andresito est connue pour sa production d’herbe à maté, c’est une ville toute jeune d’à peine 40 ans qui fut créer pour limiter la contrebande et la déforestation sauvage que faisaient les brésiliens de ce côté de la frontière. La gentillesse des habitants est formidable, c’est le jour et la nuit avec Puerto Iguazú. Au crépuscule, après quelques emplettes pour le dîner, retour sous le préau du gymnase. Un retraité apparaît pour voir ce que nous faisons là, nous tapons la causette et lui expliquons que nous avons chercher le responsable durant l’après-midi pour demander permission de s’installer. Ça tombe bien, Tahin est le responsable, super sympa il nous propose de suite de rester une semaine afin de se reposer du voyage. La ville et ses habitants sont chaleureux , tous viennent taper le bout de gras avec nous, partager un moment, un verre. Des problèmes de dédouanement du colis arrivé au Paraguay m’oblige à rester proche d’une connexion internet, alors on profite de cet endroit en toute quiétude. La température remonte finalement après deux nuits à se cailler le cul. Un endroit pour le feu nous permet de cuisiner sans alcool, Tahin vient tous les jours à papoter. Finalement lorsque le weekend arrive, la demi final du championnat de football est programmée, on décide d’aller camper à la Blanquita, au bord de la rivière Iguazú.