Dernier café pour la route histoire de laisser l’astre solaire suivre sa course ascendente et réchauffer ainsi l’atmosphère. Rapidement nous passons la douane Argentine et maintenant vient la question qui me taraude depuis un moment . Vont-ils me laisser passer au Brésil ? Qu’en est-il de l’amende que je n’ai jamais payé à la police fédérale? Et bien la réponse tombe très vite, ça passe! Par contre je n’ai que 29 jours au lieu des 90 jours habituels. L’agent de douane me stipule qu’il est nécessaire de faire tamponner mon passeport à la sortie, il fait dire que je e l’avais pas fait en 2019 en passant par la plage pour arriver en Uruguay. Ceci devant être la cause de cela, mais peu importe puisque je peux rentrer dans le pays. De fait, pas pour très longtemps, puisque nous traversons Foz do Iguaçu en direction de la frontière du Paraguay. Impossible de retirer des Reales, la monnaie locale, impossible de payer avec la carte non plus, alors nous nous enfilons dans le trafic surchargé en direction du pont marquant la frontière entre le Brésil et le Paraguay. Slalome intense entre les véhicules motorisé pour arriver aux bureaux de la police fédérale et prendre le tampon de sorti du Brésil. Ensuite il faut traverser le pont et valider l’entrée au Paraguay sans la moindre encombre. Il faut préciser qu’en règle général les vélos attirent assez vite la sympathie des agents de douane. On pourrait être des trafiquants sans le moindre problème puisque jamais au grand jamais, on ne nous révise nos affaires. Bon de toutes manières je. N’ai rien à cacher…
Traversée du centre grouillant de Ciudad del Este, cette ville exempte de taxe pulule de gens à la recherche du dieu consumérisme et de ses bonnes affaires. Nous n’échappons pas à la règle puisque l’objectif de notre passage est de rénover quelques habits et de faire une grande révision des vélos. En ce premier jour nous nous contentons de traverser la fourmilière pour se rendre vers l’Hummingbirdhostel, louer une chambre et faire une bonne sieste. Au Paraguay il ya une heure de moins (6h d’écart avec la France), les business de rue ouvrent tôt, entre 7h et 8h mais ferment à 15h. Les gros shopping, eux restent ouvert plus tard. Après la sieste on prend donc la direction du shopping Paris et shopping China, pour commencer nos pérégrinations consommatrices, histoire de commencer à comparer les prix avant d’ouvrir le porte feuille. Le lendemain on se tape tous les magasins de vélo et un paquet de km avant d’arriver à Delta Bike où Dernis, le technicien nous reçoit avec la meilleures des « vibes ». Finalement après études des différentes options et en fonction du budget, décision est prise, le vélo à Silvina reçoit un nouveau make up (roues, pignons plus grands , guidolines, chaîne.). La bruine et le froid sont au rendez-vous, quand tu passes de 33 degrés à moins de 20 avec un taux d’humidité de 90%, ça caille … Passage par DHL pour faire venir du matos (veste, matelas), l’impôt d’importation n’étant que de 25% ça parait la meilleure option depuis que je suis en Amérique du Sud. La Première étape de consommation frénétique effectuée, retour vers l’Argentine pour explorer la zone du parc Iguazú, bye bye Ciudad del Este nous nous reverrons dans une quinzaine lorsque le matos sera arrivé. Direction les trois frontières …