
Le ciel s'est ouvert, c'est le moment de prendre la route en direction de Villa Soriano, une petite heure et demi plus tard sur une route secondaire peu fréquentée, arrivée au lieux de débarquement des premiers colons qui s'installèrent dans la zone et qui engendrerait la nation Uruguayenne.
Bien évidemment l'histoire écrite par le pouvoir blanc oublie les peuples originels qui habiteraient la zone depuis déjà des millénaires. Rien de nouveau au pays des bisounours...
Le village possède vraiment un charme pittoresque colonial et un dock en bois qui donne sur la rivière "Rio Negro". Les berges du cours d'eau sont envahi, tapissées de plantes aquatiques verdoyantes et autres nénufars. Pas un souffle, la lumière est particulière et le paysage se reflète dans les eaux calmes, de toute beauté, de loin le plus bel endroit depuis que nous sommes entré en Uruguay.


Les tons automnales envahissent doucement le paysage.

En raison des inondations qui se produisent actuellement dans l'état de Rio Grande do Sur au Brésil, le niveau des rivières est particulièrement élevé en cette période de l'année.
Un passionné d'archéologie du coin a réunis des milliers de pièces qui témoignent du mode des vies des peuples originels de la zone. Phénomène curieux, les pièces de poterie sont quasi identiques à celle datant de la même époque que j'avais vu au musée d'anthropologie de la Rioja à des milliers de kilomètres d'ici, employant les mêmes techniques et les mêmes ornements alors que l'on pourrait se demander comment s'est transmis le même savoir sur de si longues distances à cette époque. L''ancienne douane fait désormais office d'office du tourisme au sein d'un bâtiment colonial d'époque dont le seuil est recouvert de pavés de l'époque.


Déjeuner au bord de l'eau avant d'aller explorer les berges sur nos montures, la zone supposé de camping est inondé, il va falloir trouver autre chose pr passer la nuit, si possible avec un toit.
Une française habite la zone je décide de lui léguer via un employé municipal le livre de Houellebecq que je viens de finir et ainsi me libérer d'un poids désormais inutile.
Direction l'entrée du village pour cuisiner le souper dans un parc avec grill et bois à disposition.
On y trouve un arbre sous le nom scientifique de Entrolobium Contortisiliquum, ou Timbó ou encore Oreja de Negro (oreille de noir) en raison de la forme de son fruit au delà de tout préjugé du type colonial.


Première étape faire du feu, c'est un peu plus long que d'habitude car le bois est humide en raison des pluies récurrentes ces deniers jours. Seconde étapes, un thé mélangé à du citron de la cannelle, du curcuma et du miel histoire de lutter contre mon état grippale et la fièvre et le mal de gorge qui me font me sentir particulièrement faible en cet fin d'après-midi.
Pendant que le thé me requinque c'est le moment de la cuisson du curry de lentilles assorti de riz et de légumes déshydratés. Encore un thermos d'eau chaude et c'est plus que l'heure de bouger, 18h avec ce temps couvert il fera nuit dans une demi heure.