Toute la nuit les chevaux ont brouté autour de la tente et ce matin il continue de plus belle pendant que je me prépare un bon petit déjeuner à la braise, constitué d'oeufs sur le plat, avocat, fromage et d'une banane. Pendant que je lave la vaisselle un cheval audacieux commence a fouillé mes affaires et se délectent d'une carotte, une pomme et d'une betterave qui devaient me servir de base pour le déjeuner. Silvina a envoyé un message durant la nuit sans préciser où elle se trouvait, j'y répond puis prend la direction de Tafi del Valle en passant par la route de l'artisanat, une haute route dans une vallée parallèle. Le spectacle des nuages transvasant des vallées environnantes pour s'installer sur le plateau est superbe. Les nuages descendent tel une avalanche au ralenti les coteaux vedoyants. En fin d'aprem j'arrive à Tafí, Silvina y est passée mais sans nouvelle de la part (pas de réseau dans la vallée) elle a rebroussée chemin vers El Mollar. Bien fatigué, je mange un morceau en ville puis me prends une petite piaule pour la nuit. Tellement raide que je m'endors de suite sans même passer par la case douche. Rdv demain vers 11h à l'Office du tourisme. Le lit est un puit mais il me permet de récupérer des asecencions répétées de ces deniers jours. Au matin une bonne douche chaude et un thermos de thé me font patienter jusqu'à l'heure dite de la rencontre avec Silvina.