Démontage, petit déjeuner, vérification de la monture de Silvina dont la chaîne s’est bloqué hier entre les les rayons et la masse (un bordel pour la décoincer), puis vient le moment de commencer à tourner les jambes en direction de l’ancienne route 9 loin du trafic intense de la nationale 9. C’est assez plat et sablonneux par endroit, pour les pneus fins c’est pas l’idéal mais avec ma bicyclette tracteur c’est plus que tranquille. Au bout de quelques kilomètres apparaît Bauti, un autres cyclo touriste que j’avais rencontré  en 2022 à l’entrée de la province de Mendoza alors qu’il voyageait à moto. Le gar voyage avec son chien à l’avant, il lui a bricolé une caisse avec un petit toit en tissu. 

On tape le causette qui se poursuit en reprenant les coups de pédales jusqu’au bord de la rivière à l’entrée de « el Tala » . Pause mate et déjeuner sur le pouce avec Bauti. Vers 14h on décide de reprendre le mouvement, nos routes se séparent il reste au fond de la vallée parallèle à la nationale 9,  pendant que nous attaquons la RP6 en direction des montagnes , une ancienne route  pittoresque, abandonnée,  créée durant la guerre . Dès le départ c’est sablonneux, avec le poids les pneus fins glissent et s’enfoncent, de mon côté c’est crème ça passe comme dans du beurre. Une vingtaine de km plus loin on arrive à El Jardin qui dispose d’un camping municipale non loin de la Rivière El Tala. On y rencontre Laura et ses amies avec leurs enfants. Laura nous invite chez elle pour une bonne douche puis les femmes nous rejoignent sur notre spot de camping, intriguer par notre matos, nos histoires, bref pour taper le bout de gras, changer un peu la routine. Elle nous laisse en même temps que l’astre solaire. Point de cuisine ce soir, pique niaue avec ce qui reste puis il est temps de s’engouffrer sous les toiles de tente.