Sortie de la gare, l’avenue Salta se transforme en avenue de la république de Syrie qui prend la direction de la nationale 9. Il fait encore nuit, pas trop de mouvement dans les rues, idéal pour pédaler tranquille jusqu’à la sortie de la capitale de la province où une pose s’impose pour s’enfiler un café croissant et décider de la marche à suivre. La première idée serait de pédaler jusqu’au barrage de Cadillal à une trentaine de kilomètres mais après étude de la carte une autre option se présente non loin de Trancas au bord de la rivière del Tala, pour y arriver il faudrait envoyer plus de 70km. Pour une reprise ça ne serait pas une mince affaire . Il n’est même pas 8h le jour se lève, on a toute la journée devant nous décision est prise d’aller vers Trancas, un chemin de terre longe la nationale. Le paysage est verdoyant typique de Tucuman mais au bout de trente cinq kilomètres, après la bifurcation vers Cadillal apparaissent les cactus et un paysage plus sec typique de monte avec des épines énormes. Attention aux crevaisons ! 

Vers midi on a déjà envoyé 55 km . Pose déjeuner à l’ombre dans le bled de Benjamin Paz puis relaxation, le manque de sommeil dû au voyage pointe le bout de son nez, on décide de poursuivre. En cas de sieste il serait trop difficile de remettre le couvert. Nous pédalons l’ancienne route parallèle à la nationale, dégagée de tout trafic hormis quelques motos. Il reste un peu moins de 20 bornes, puis moins de 10 lorsque une énorme épine de 4 centimètres traversent le pneu avant de Silvina non loin d’un péage de la route 9. Réparation puis les derniers km jusqu’au village avant d’arriver au spot de camping le long de la rivière. Le soleil est de la partie , on a le temps de s’installer, prendre une bonne douche froide , partager un mate avec quelques galettes. À peine la nuit tombée on s’engouffre déjà sous les toiles de tente. 74km et plus de 800m de dénivelé positif ont eu raison de nous, une nuit de sommeil bien méritée. À peine la nuit tombée on s’engouffre déjà sous les toiles de tente. 74km et plus de 800m de dénivelé positif ont eu raison de nous, une nuit de sommeil bien méritée.

le lendemain matin séance de yoga en sortant de la tente. Alors qu’on s’apprête à préparer le petit déjeuner, Mariela et Romina apparaissent pour nous interviewer pour la radio locale. Aujourd’hui c’est décidé journée de repos pour laver les affaires et décider du trajet jusqu’à Salta. Romina est une spécialiste des chemins qui mènent à la tradition. Elle me confirme que l’ancienne route 6 une une superbe option , loin du trafic intense des motorisés.