Départ de Salta après avoir chargé les batteries avec des œufs sur le plat accompagnés d’avocats, de tomates, de fromage mais aussi d’une succulente papaye. Programme du jour, pédaler jusqu’à El Alisal où j’avais plié les parure du dérailleur. Pour sortir de la ville c’est un peu plus facile position connaît déjà le chemin. Arrivée tranquille avec le plus de piste cyclable possible jusqu’au quartier de San Luis pour attaquer la route 51 qui est bien plus fréquentée qu’il y a quelques jours. La seule petite montée m’a fait dérailler, j’ai déjà les mains pleins de graisser, de toute évidence le réglage du dérailleur arrière n’a pas été bien fait. Pour l’asphalte je ne devrais pas avoir besoin du grand plateau mais le dérailleur n’est ce pas aussi fluide qu’il ne le devrait. De loin les stratus couvrent encore les sommets mais ça paraît plus dégagé. Après environ deux heures de pédalage pause casse croûte à la place centrale de Campo Quijano. La route serpente dans le fond de la vallée qui remonte la rivière Toro. Cette fois les plus et les sommets des versants verdoyants sont visible. On peut vraiment profiter du panorama avec le charme de la texture cotonneux des nuages. Arrêt au pont de la ravine del Toro pour monter au sommet du viaduc et apprécier le paysage depuis un point surélevé au milieu de la vallée. À peine nous commençons à marcher vers le centre de viaduc qu’au loin retenti la sirène du train que je distingue immédiatement au loin le long de la montagne. Mieux vaut ne pas traîner ici, les passerelles de sécurités au bois mort au milieu du viaduc ne donne pas vraiment confiance, sans parler du tremblement lorsque passera le train. Retour au au bord du pont pour laisser passer le train de chargement minier . Un couple qui était presque de l’autre côté du viaduc arrive haletant en courant mais à temps pour sauver des miches. Le train passe ensuite avec ses wagons chargées de petites pierres. On reprend la route jusqu’à El Alisal en s’arrêtant pour profiter du paysage, observer les chevaux qui se regroupent, s’appellent pour traverser la rivière. En arrivant à la chapelle on fait connaissance de America la voisine dont les moutons redescendent en petits groupe depuis les crêtes où trônent quelques cactus San Pedro dont on a l’impression qu’il nous font des gros fuck. L’avantage d’arriver tôt est que ça laisse le temps de bien s’installer, choisir un bon emplacement pour la tente, sous un aguaribai en fleur mais qui ont déjà l’odeur des baies roses poivrées. Au menu ce soir, des pâtes avec une sauces champignon, lentilles roses, oignon, ail et crème de maïs. Un délice! On finit le dîner par un thé accompagné d’une barre de chocolat noir avant de s’engouffrer sous les toiles de la tente. Un peu plus de 1800m d’altitude mais la nuit reste agréable.