Après quelques kilomètres sur l’asphalte puis les pavés retour sur les bonnes vieilles route de terre rouge, bucolique à souhait. Les cultures de mate et de thé partagent le terrain avec les pins , les eucalyptus mais aussi les plantes plus tropicales type bananiers, palmiers, mandariniers que l’on déplume de leurs fruits tantôt acides tantôt sucrés et autres plantes aux feuilles énormes. Séance pédalage dans la commune de Guaraní mais à mesure que nous avançons les habitations sont de plus en plus clairsemées.

Finalement au bout d’une quinzaine de kilomètres, traversée d’un petit village avant d’arriver à la cascade Samambaia II. Déjeuner au pied de la cascade, l’endroit est superbe, aujourd’hui nous n’irons pas plus loin, on a déjà trouvé ce qu’on cherchait.

Nous dormirons un peu plus haut que le cour de l’eau, bercé par les gargouillis et les clapotis de la rivière. Au soleil il fait bon mais la zone est humide. Alors rapidement on se rend compte que la nuit sera plus que fraîche. Lancement d’un bon feu de camp et d’une mission cuisine avant la nuit. À peine le soleil a disparu tout devient humide, heureusement au coin du feu il fait bon.

Je m’aventure un peu dans l’obscurité histoire de profiter de la Voie lactée et faire chauffer l’appareil photo sur le panorama nocturne constellé. Loin du feu on frise les zéros degrés et autant dire qu’avec un taux d’humidité de 90% ça caille sévère. En rejoignant le dortoir à toiles ouvertes il faut enfiler les couches de fringues, collant, bonnet, doudoune, etc… la totale avant de s’emmitoufler dans le sac de couchage qu’il faut fermer par tous les orifices possibles, collerette fermée, capuche pour pouvoir monter en chaleur. Néanmoins le froid est mordant, à six heure du mat’ lorsque je sors pour pisser, la toile de tente est dure, congelée. Maintenant je comprend pourquoi la sensation thermique était si froide.


Au réveil la première mission avant que le soleil ne montre ses rayons et de reprendre un feu. Facile à dire car le bois est humide mais des épines de pins permettent d’allumer le doux brasier, les soufflements répétés font monter le tout en chaleur et le feu de camp finit par bien prendre.