A la sortie de la réserve on pédale encore au milieu des arbres mais très vite on retrouve les plantations et cultures qui s'enchaînent toutes l'année. Pas de répit pour le sol ocre ferrugineux, il faut produire à tour de bras ou plutôt de machines agricoles. Production intensive et tant pis pour la forêt qui a réduit comme peau de chagrin avec le temps . Quelques ilots de vert par ci par là perdus au milieux des zones agricoles de mono culture. Par chance les temps est un peu couvert, alors on ne souffre pas trop de la chaleur, par contre pour ce qui est la poussière rougeâtre on est servi. Quelques kilomètres après avoir retrouvé la chaleur de l'asphalte lisse à souhait, arrivée à Mabaracayu pour faire le plein de vivres pour les prochaines étapes. Après un moment sandwiches, les sacoches pleines à craquer les jambes recommencent à tourner en cadence sur les pavés. Les reliefs s'enchainent , marqués, en haut, en bas et on recommence, le tout au milieu des cultures avec désormais la pression des camions qui circulent à fond vers le port où les marchandises traversent le fleuve vers le Brésil. La route encore en construction sur la première partie de la trentaine de kilomètres qui nous reste à parcourir nous permet de ne pas être trop le nez dans la poussière des poids lourds, évidemment ça ne dure pas et dans une grosse ascension l'asile de la route en construction prend fin. Nous voilà à avancer dans une sorte de brouillard de poussière de terre rouge jusqu'au silo Procópio où enfin nous prenons une route de terre perpendiculaire qui nous détache du flux incessant des camions. Encore une dizaine de km, désormais la chaleur est intense, au milieu des champs pas d'ombre, heureusement peu de temps avant la nuit arrivée à la réserve, dès qu'on arrive dans la zone arborée la température est de suite plus clémente. En pédalant dans ces zone où ne persistent seulement 7% du la forêt atlantique on mprend vite le mensonge du changement climatique corrélé sur le taux de CO2. la différence de température entre les zones pelées et les zones arborées est de 4 à 5 degrés, le changement est hallucinant et à vélo ça se sent.

Alors continuons à enlever les arbres des villes tapissées de ciments et matière accumulant la chaleur. Servi avec le mensonge de l'urgence climatique, ça lave bien le cerveau des gens. À l'heure actuelle des connaissances humaines nous ne sommes même pas capable de résoudre l'équation d'un double pendule, alors que dire de l'équation du climat où ne rentre même pas en compte l'activité solaire. Le climat, un système complexe dont on ne comprend pas grand chose à vrai dire, des cycles bien plus large que l'échelle humaine. Les calottes glacières nous renseignent sur les changements climatiques qui ont traversé les milliers d'années sans aucune influence humaine avec des variations bien plus importante que la couleuvre qu'on essaie de nous faire gober avec le CO2. On nous prend vraiment pour des cons, mais les techniques de propagande demeurent les mêmes dans tous les domaines, le bon sens ayant disparu depuis un moment déjà, les gens répètent comme des perroquet sans véritablement s'informer mais chut on va me prendre pour un complotiste! MDR!!!

Bref, pour revenir à notre parcours du jour, Victor le chef de la réserve, biologiste, nous reçoit avec la meilleure des amabilités. Finalement pas besoin de camper, on nous donne une petit dortoir sous les garages. La réserve Yvyty Rokai est bien plus petite que la précédente d'itabo, elle est située en bordure d'hectares de culture. Les tensions entre la réserves, les communautés indigènes qui ont été déplacées par la montée des eaux et les agriculteurs qui ont déboisé la zone n'est pas de tout repos. Comme nous raconte Victor cela demande beaucoup de travaille d'information et de psychologie.

Le jour suivant nous le passons en compagnie de Victor qui nous fait un tour de la réserve, qui comporte une zone humide bien différente des zones boisées que ce soit de forme naturelle ou de reforestation puis nous emmène à la cascade ysyry Mimbi avant de finir l'après midi à observer les oiseaux avec longue vue et paire de jumelles au bord d'un petit lagon.

Encore une fois quelle chance de pouvoir profiter de ces lieux en compagnie de professionnels passionnés. Le weekend arrive et la réserve se vide de ses employés seuls ceux de garde restent, nous aussi La pluie et les orages s'invitent mais on est à l'abri dans le dortoir . Quand le temps se calme on en profite pour faire du feu dans la zone de bbq, se cuisiner de bon plats, et quand le temps s'ouvre on marche dans la zone pour observer capybaras et autres volatiles. Le lundi matin on se prépare tranquillement et puis vers 10-11h on reprend la route vers la prochaine réserve.