Départ de la dernière réserve Binacional ITAIPU après avoir salué les employées qui comme toujours ont été super aimables avec nous. Direction le bureau de douane non loin du port pour faire tamponner les passeports avant de pédaler dans l’autre direction vers la frontière. Passage de la frontière brésilienne en discutant avec un agent de la “receita Fédéral”, personne ne nous met un tampon d’entrée, il faut se rendre au centreville de Guaíra, la ville frontalière de l’autre côté du fleuve Paraná. Le pont fait plusieurs kilomètres, ensuite il faut avaler quelques jolis dénivelés. Il est à peine plus de midi en arrivant au bureau de douane qui est fermé jusqu’à 14h pour la pause déjeuner. En ville , à la surprise générale rien n’est prévu pour le Tourisme comme du côté du Paraguay. Impossible de changer le moindre dollars, on nous conseille de retourner au Paraguay. Achat de quelques vivres avec la CB pour garder l’équivalent d’une centaine de dollars que je possède en Reais, pause pique-nique devant le supermarché à l’ombre d’un arbre puis direction le poste de douane. Bingo, cette fois on me donne trois mois d’entrée au pays. Nous décidons de poursuivre la route vers Campo Grande dans l’espoir d’y prendre un bus en direction de Belo Horizonte, à Minas Gerais et se rapprocher de Rio de Janeiro où nous devons être pour le 12 décembre. Pour choper le moins cher il faudrait se taper environ 100km par jour, ça va pas être de tout repos surtout que le dénivelé sera d’environ 1000m/jr également. Pour commencer retour de l’autre côté du fleuve Parana. Collines après collines nous avançons coûte que coûte vers le défi que nous venons de relever. Quelques kilomètres avant Mundo Novo, un employé de la sécurité routière nous arrête sur le bord de la route pour nous offrir des gilets fluorescents pour une meilleure visibilité. Ça tombe bien sur la Br, vallonnée à souhait, de nombreux camions circulent à toute allure, il faut donc tout le temps rester extrêmement vigilant. Finalement une petite heure avant la tombée de la nuit nous arrivons à Eldorado, à la première station service de douches gratuites est à disposition, le proprio nous laisse camper derrière la station, ce sera notre point de chute pour la nuit. Sous un couvert, décision est prise de ne pas installer la tente mais de simplement passer la bâche de protection au sol pour y installer nos matelas. Dîner rapide en cuisinant à l’alcool non sans avoir acheté une bière fraîche au supermarché en face, un breuvage plus que mérité aies une journée à plus de 72km avec plus de 900m de dénivelé. On est déjà en retard sur l’objectif, Silvina ne peut pas avancer plus vite. La nuit sera mauvaise, les moustiques nous empêchant de bien dormir, ne pas mettre la tente fut une erreur.