Le passage originel de la route royale par le parc Itaculumi étant fermé, la sortie de Ouro Preto s’effectue via la route MG-129 qui nous offre un autre point de vue sur la ville. Ouro Preto étant encaissé dans une vallée tout le début du trajet est ascendant. Passage par la station service pour vérifier la pression des pneus et faire le plein d’alcool pour la cuisine. La route sillonne dans la montagne, nous passons d’une vallée à l’autre avec de superbes panoramas, malheureusement le ciel menaçant n’aide pas à mettre en valeur les plis ondulés de ces somptueux reliefs. Arrivée à la bifurcation pour se rendre à Lavras Novas, où une belle cascade borde le chemin sous un pont datant du 19e siècle. 

Ce tronçon asphalté était appelé au 19e siècle, route de la cour Ar elle fut exigé par la cour impériale de Rio De Janeiro.

La température frisquette ne donne pas envie de faire le détour afin de profiter des cascades, décision est prise de poursuivre sur la route MG-129.

La route moderne asphaltée est beaucoup plus direct que la route royale originale qui s’accommodait des reliefs pour tracer le parcours, les totems nous indiquent la marche à suivre. Déjà vient le prochain embranchement qui permet de quitter la MG-129.

En 1835 le député Bernardo Pereira Ribeiro de Vasconcelos présenta une proposition afin de construire quatre routes carrossable partant de la capitale, Ouro Preto. Cette route fit l’une d’entre elles. 

Retour vers la route moderne 

Ici on revient vers la route de la cour. Seulement au 19e siècle que cette route se tourna une des plus mouvementée du Brésil, ayant son lit élargi sur plusieurs portions. 

Passage par les coteaux de Itatiaia.

Cette route était au XVIIIe siècle une ramification de la route principale qui passait par xiqueiros des allemands, c’était un raccourci pas trop utilisé. Ce chemin fut seulement érigé comme une grande route au 19e siècle. 

 Ça monte fort dans un chemin de terre pour accéder au village qui se situe sur les hauteurs avec vue sur quelques cascades, ensuite il faut redescendre vers la route principale où un petit restau au bord de la route permet de faire la pause déjeuner. Les reliefs s’enchaînent ensuite, c’est raide mais sur l’asphalte jusqu’à l’embranchement vers le mirador de Ouro Branco. 

Dans son processus de développement, Ouro Branco a traversé différents cycles économiques marquants comme le cycle de l’or, du raisin, des patates et de l’acier, aujourd’hui recevant aussi vers le cycle du tourisme. Arrivée au parc de la serra de Ouro Branco, véritable paradis écologique de 1568m d’altitude, la serra de Ouro Branco, antique serra do « Deus-te-livre » (dieu te libère) est un massif qui domine la région, d’où il est possible d’apercevoir Puro Branco et d’autres villes. 

Les jours de pluie dense, les eaux descendent le long des roches formant de belles cascades qui chutent limpides , transparente et effervescente. Pour beaucoup la serra est d’un vert ombragé mais pour les poètes la serra est bleu. 

Justement le ciel annonce la pluie, on espère trouver un spot de camping pour la nuit mais il faut de l’eau. Les miradors avec vue sur la ville n’offre pas ce luxe, heureusement l’application IOverlander nous indique un spot appelé « pocinho », nous loin du sommet de la serra, qui nous amène au bord d’un ruisseau à l’eau cristalline et potable. Deux spots avec tables sous un arbres et une zone préparé et planifié pour mettre la tente. On installe rapidement la tente car la bruine fait son apparition. Ensuite installation de la toile supérieur de la tente à Silvina en hauteur, attaché à un arbre, en effet la pluie ne va pas trader et un toit pour nous permettre de rester au sec ne sera pas de trop. Je lance le feu puis direction la rivière pour se tremper, ensuite on se lave à une dizaine de mètre de la berge pour ne pas polluer le cours d’eau avec le savon. La gamelle de camping sert de récipient pour se rincer. 

Retour au campement et mission dîner du soir bonsoir. Ce soir au menu lentilles à l’étouffé avec des pâtes, excellent… il pleut déjà bien fort lorsque nous finissons de manger. Nettoyage des ustensiles, brossage de dents, mise en place des vélos sous le toit de fortune puis on se glisse sous les toiles de tentes afin de boucler cette belle journée de ride avec plus de 36km avalé, dont 1014m de dénivelé positif et 776m de dénivelé négatif.