cabane à l’entrée du camping Chapa. Réveil dans la brume, je fais bouillir de l’eau. Un mate pour se réchauffer sera le bienvenu. On est posé dans une propriété privée donc fait pas traîner , déjà quelques mouvements de véhicules sur la route de terre en contrebas, celui qui prêterait attention pourrait nous voir . Une fois les affaires plié on prend la poudre d’escampette et commençons la journée par 3km de pente raide jusqu’au mirador . La vue édit les collines verdoyantes est superbe d’autant plus que nous surplombons la mer de nuage matinale qui recouvre la zone où nous avons passé la nuit. Là, au soleil, c’est le lieux idéal pour prendre la petit déjeuner et décider de la route à suivre durant la journée. Dans la région pas de route plate, ça monte et ça descend sans cesse, le relief est particulièrement accidenté. Après colonia Alberdi commencent les plantations de thé et de mate. Un adolescent du coin rentrant chez lui après l’école nous confirme les deux types de plantes. En s’arrêtant pour prendre en photo les deux types de feuilles de ces plantes je shoote dans une racine qui n’est autre que du manioc, et hop j’en ramasse quelques une pour la route. Nous suivons la route 5 jusqu’à l’embranchement de route de terre qui doit nous amener au « salto dos Hermanos », visiblement un ancien parc avec des chemins de promenades qui ont été laissés à l’abandon. L’endroit est joli,mais ombragé, au milieu de la forêt dense on sent l’humidité ambiante. On y prend le déjeuner , mais point de baignade, l’eau est froide et nous sommes en hiver, sans le soleil pour darder notre peau, pas question de se tremper dans l’eau glacé. Après une exploration de la zone, c’est le moment de retrouver nos biclous accrochés à un arbre dans une forêt de pins sur les hauteurs de la rivière. Reprise du pédalage et retour vers le chemin de terre rouge qui nous ramène vers la route 5. Des mandariniers bordent le parcours bucolique et ondulé, mes grandes descentes en mode pilotage s’enchaînent avec les montées raides qui chauffent les cuisses et accélèrent le palpitant. En arrivant sur la route 5, dès le début un fois du volant nous rase en nous dépassant, c’est décidé la traversée de cette province se fera essentiellement via les voies de terre. Arrivée à Général Alvear, il faut attendre un peu avant que l’épicerie du coin n’ouvre ses portes, on se pose au soleil. Je récupère un oignon, une patate et une banane jetées par le commerce car invendable mais encore en bonne état. Après quelques emplettes il faut reprendre la route, direction le Salto Beraldo qui est encore à plus de 15km sur route de terre , on risque d’arriver pour la nuit, l’accès à la cascade se faisant par un camping , il est payant. Après quelques kilomètres passage devant une église dédié à la vierge de 

Un préau attenant au bâtiment pourrait servir d’abri pour la nuit. Pendant que Silvina va voir les voisins, apparaissent Filomena, la proprio, et son amie Flori. Je tape la causette et nous sommes autorisé à rester pour la nuit. Cool, il reste le temps de s’installer tranquille avant la tombée de la nuit. Le bois est humide mais le feu prend, ce soir au menu c’est manioc cuit dans l’eau bouillantes avec un étouffé de légumes aux lentilles turc. On en profite pour chauffer un litre d’eau nécessaire à la toilette post couchage afin de s’enfiler dans nos sacs de couchage délesté de la crasse et la poussière accumulées durant la journée. Prévision de pluie pour la nuit, aucun problème nous seront au sec sous un toit. Buenas noches.