Conselheiro Lafaiete était un village important et prospère au XVIIIe siècle, surtout après l'ouverture du Caminho Novo, qui raccourcissait les distances entre Rio de Janeiro et Vila Rica. À la fin du XVIIe siècle, lorsque les premiers explorateurs arrivèrent, la région était déjà habitée par les Indiens Carijós et s'appelait Arraial do Campo Alegre dos Carijós. À la fin du XVIIIe siècle, lors d'une visite au village et en réponse aux demandes des habitants, le vicomte de Barbacena, gouverneur de la capitainerie, éleva le lieu au rang de village, le 19 septembre 1790,  qui fut rebaptisée Real Vila de Queluz. Le nom Conselheiro Lafaiete est entré en vigueur le 27 mars 1934, en l'honneur du Conselheiro Lafayette Rodrigues Pereira, date à laquelle a été célébré le centenaire de sa naissance. Après un jour de repos puis , ce matin, un abondant petit déjeuner suivi de l’organisation des montures il est temps de quitter le petit village devenu une ville de plus de 100 milles habitants. Il faut repartir sur les hauteurs en direction de l’atelier où j’ai fait réparer le vélo l’avant veille. Deux kilomètres dans le trafic intense de la city mais heureusement en suivant la « Estrada Real » dès la sortie de la ville on se retrouve sur une route alternative asphaltée avant de rejoindre ce que je préfère le plus , les chemin de terre. Non loin de la route principale, certes, mais complètement dégagé du flux des véhicules motorisés, au milieu des collines verdoyantes , des vallons et forêts mais aussi des bosquets d’eucalyptus. Nous rejoignons l’asphalte à une dizaine de kilomètres de Queluzito en même temps que les premières gouttes de pluie. Ça commence à bien saucer lorsque nous arrivons à la place centrale du village qui garde un cachet bien colonial et des abris bus en grosse poutrelle de bois qui nous permettent de se mettre à l’abri avec nos montures et d’avaler le pique nique du jour en attendant que passe ce gros grain. Décision est prise de tracer vers le Camino Velho, qui offre plusieurs spots avec des belles cascade à proximité de Sao João do Re. Il faut donc quitter le Caminho Novo de la Estrada Real et avaler 12km jusqu’à la localité de Casa Grande qui connecte avec le « caminho Velho ». 

L’historie de ce village fait partie de l’exploration d’or de la région. Le nom de Casa Grande vient d’une résidence du 19e siècle, qui selon les différents récits, habitaient une dizaine de famille voir plus. Le portugais Bento Correia agrandit sans cesse la maison, repoussant les murs de tous les côtés, pour abriter ses enfants et petits enfants quand ceux-ci se mariaient afin d’améliorer la sécurité des personnes. Dans la décennie de 1960 il y’a avait encore une maison de la municipalité avec cette tradition mais avec uniquement quatre familles. Après le déclin de l’or.

En arrivant au village il nous fait trouver un endroit pour mettre la tente avec un couvert en raison de la previson de fortes pluies. Prospection aux abord du terrain de foot non concluante, une maison en construction pourrait faire l’affaire mais il y’a toujours le problème du proprio qui est susceptible de débarquer et de nous expulser. Allons déguster un açai, le ventre plein on réfléchit mieux, d’autant plus que les locaux doivent connaître un spot . C’est le prof d’histoire du collège qui nous sert un délicieux litre d’açai avant de nous indiquer le terrain couvert de foot salle pour installer la tente. Rodolfo, le responsable des lieux est entrain de monter un mur, il nous assure qu’il n’y a aucun problème, qu’on peut s’installer tranquillement.  Trois jeunes adolescents apparaissent et viennent taper la causette. Toilette et douche froide avant de s’installer sous les toiles. Le déluge commence et il durera toute la nuit, heureusement qu’on est à l’abri. Au réveil c’est la même histoire, c’est pas aujourd’hui qu’on va pédaler. Session entretien des vélos, révision de la selle pour moi, inversion des pneus pour le vélo à Silvina, puis nettoyage et lubrification de la transmission pour les deux vélos. Avec du temps,  je sors la guitare et continue à travailler sur les deux prochaines compositions. À part quelques accalmies il pleut toute la journée. Patience …