Déjà midi, il faut sortir de l’appartement et descendre tout le matos, équiper mon vélo et mettre les deux caisses de Silvina à la sortie de l’immeuble. Peu avant 13h, son chauffeur arrive pour l’emmener à l’aéroport. Je me retrouve seul et après avoir pris soin des autres durant deux mois j’avoue que me prendre du temps pour moi me fera le plus grand bien. Le soleil est au zénith il faut donc se protéger au maximum. Direction la piste cyclable le long de la plage de Flamengo avec vue sur le pain de sucre. Comme toujours de nombreuses personnes s’entretiennent par le biais de diverses pratiques sportives ou profitent tout simplement de la plage. Adieu mental à ce lieux en poursuivant la piste jusqu’à la plage de Botafogo, juste avant le quartier de Urca il faut bifurquer sur la droite vers le shopping Rio Sul pour accéder au tunnel qui débouche sur Copacabana. En y arrivant, le fumet des poisson frits émanent des restaurants du bord de mer où les groupes de samba résonnent, ça donne envie. Ça circule mais la plage n’est pas encore bondée, il faut dire qu’il est à peine plus de 13h30 et que Mohammed fait chauffer quelconque boîte crânienne. Le long de l’avenue Atlântica, la piste ça cela le linge la plage en contrebas. De nombreux pratiquant de foot volley et de volley sont de sortis. Bien que ce soit la plage touristique par excellence des locaux habitués au soleil fréquentent la zone. Au bout de la baie d’environ 4km, au niveau du fort la piste cyclable se poursuit via la rue Francisco Otaviano, elle mène directement à la plage d’Ipanema, l’autre plage la plus connue de Rio de Janeiro. Samba et poissons frits continuent à égailler les papilles. Le canal du jardin de Alan sépare Ipanema de la plage de Leblon bien que ce soit la même baie d’un peu plus de 3,5km. De l’autre côté c’est un des fameux spots pour profiter du coucher de soleil. Le point de vue du Leblon sur les hauteurs permet de profiter de la vue sur la baie où se mêle plage et urbanisation extrême. La cité au milieu de l’océan est une ville aux forts contrastes, les images connues mondialement contrastent avec une misère extrême des innombrables indigents qui airent dans la ville, dormant bien souvent à même le sol sur un bout de carton comme des chiens errants et ceux, dans tous les quartiers de la ville. Les contrastes sont aussi saisissant au niveau de la nature. Les montagnes abruptes et la jungle en pleine ville, les plages offrent une grande diversités et le centre historique de nombreuses activités culturelles. La piste poursuit vers Barra da Tijuca, autre zone touristique de Rio mais plus éloigné du centre. Ça reste tout de même très urbanisé mis à part la plage de la réserve qui est plus sauvage. En arrivant à Recreio dos Bandeirantes j’en ai assez pour la journée. Je me trouve un hébergement bon marché chez Elaine qui sous loue un lit dans son salon. Terrasse énorme et cuisine bien équipé j’ai tout ce qui faut . Vais me poser deux nuit pour profiter un peu de l’océan demain avant de rentrer dans les terres.