Rien mieux que fêter ces 6 ans de vie nomade en commençant un tour des réserves biologiques liées au barrage Itaipu. La retenue d'eau s'étend sur environ 360km, j'ai 3 semaines d'autorisation pour les 8 réserves de la zone.

C'est parti pour Tati Yuri, en arrivant dans l'aprèm on est seul, pas de touristes le lundi seul les campeurs sont acceptés pour s'installer. On profite donc de la paix et du silence. Quelques gardes viennent taper la causette, une fois la nuit venu observations des poissons et des raies depuis le ponton, ça permet de comprendre pourquoi la baignade est interdite, histoire de ne pas se faire transpercer par coup de queue de ces superbes raies qui ressemblent à des plateau volant et ondulatoires lorsqu'elles se déplacent dans la rivière calme comme jamais en cette première nuit.

Le lendemain, la matinée commence par l'observation des coatis, une petite balade en tracteur puis une promenade sur le sentier des champignons pour observer quelques singes. Normalement il est interdit de se promener sur le sentier pour des risques supposés mais on profite que les employée soient occupés avec des groupes scolaire pour se faufiler discrètement.


En même temps c’est pas sur 400m de sentiers qu’on va se perdre. Normalement un guide doit nous accompagne dans l’aprem, finalement que nenni! Pas de guide, ils sont tous occupés à gérer les gamins ou à voir du téteré entre eux en jouant sur leur téléphone portable . Le secteur tourisme et la sécurité se renvoie la balle car notre autorisation a été délivrée par le secteur ambiental. Bureaucratie quand tu nous tiens! Finalement on nous dit que ce sera pour demain matin. En fin d’après-midi, une fois que les enfant se sont envolé et que le calme est revenu, apparaissent les coatis pour reluquer les restes de nourritures qui traînent à droite, à gauche ou dans les poubelles , aussi les singes capucins sautent de branche en branche dans les arbres à la recherche de fruits. Eux aussi vérifient les poubelles, pourquoi se priver de nourriture facile ?

Andres, lucia et Helena nous ont rejoint dans leur bus Mercedes surnommé Coco, de 1962. Tout le monde est fasciné par les nombreux singes capucins dans l’attente de mieux demain sur un sentier.

Le lendemain matin, séance photo avec les coatis et les singes et de nouveau aucun guide disponible. Discussion avec un des responsables de la partie touristique qui nous explique qu'il y a pas mal de plainte concernant cette réserve, le potentiel est énorme mais les normes de sécurité adaptées aux scolaires ne permettent pas de visiter la zone. Il nous explique aussi le problème avec certains braconniers qui mettent des pièges. Bref, une belle réserve mais un potentiel de ouf non exploité, on reprend la route vers la réserve suivante..